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MADRID LUI A RENDU HOMMAGE

Pour son dernier match à Santiago-Bernabeu, Zinédine Zidane a reçu un vibrant hommage et inscrit un but, ce qui n'a pas empêché le Real de concéder le nul (3-3) face à Villarreal. Osasuna a dit adieu à la deuxième place après sa défaite à Santander (1-2). Un fauteuil de dauphin que Valence convoite toujours malgré son partage des points avec l'Atletico (1-1), samedi. Le FC Barcelone a étrenné son titre de champion face à son voisin l'Espanyol (2-0).

Zidane : un but et des pleurs
Malgré un enjeu capital pour le Real Madrid dans la perspective d'une qualification pour la Ligue des champions, les 80 000 spectateurs du stade Santiago- Bernabeu n'ont eu d'yeux que pour Zinédine Zidane. Et qu'importe si ses adieux à cette antre mythique n'ont pas été associés à un succès face à Villarreal (3-3). L'homme qui aura tout gagné sous le maillot blanc - une Ligue des champions, une Coupe Intercontinentale, une Supercoupe d'Europe, une Liga et deux Supercoupes d'Espagne de 2001 à 2006 - a été célébré telle une légende. L'hommage au «Maestro» comme le surnomme le président d'honneur du Real Madrid, Alfredo Di Stefano, a réellement débuté lorsque, à l'entrée des joueurs sur la pelouse, le Stade Santiago-Bernabeu s'est vêtu de blanc, les socios brandissant des posters représentant le maillot du meneur de jeu français. Juste avant le début de la rencontre, un montage vidéo retraçant ses principales étapes avait été diffusé sur les deux écrans du stade. Pour l'occasion, les joueurs ont arboré un maillot spécialement créé avec la mention «Zidane 2001-2006» brodée sous l'écusson du club. Mais si Zidane était respecté pour ses qualités d'homme, c'est encore sur le terrain que l'artiste avait trouvé son apogée avec la Maison Blanche, un soir de finale de Ligue des champions en mai 2002 à Glasgow, déclenchant une reprise de volée venue d'ailleurs.

Sur cette pelouse où il aime à dire qu'il s'exprime le mieux, Zizou s'est ainsi offert un dernier but (son 8e cette saison en Liga), de la tête, celui de l'égalisation à (2-2), à défaut de grandes arabesques ou autres roulettes. Par la suite, le trouble-fête Diego Forlan, auteur d'un doublé dans cette rencontre, a bien failli ternir sa sortie programmée (3-2). Mais Julio Baptista (3-3), lui aussi très en vue avec deux réalisations, a limité la casse pour un Real Madrid à l'image de sa saison, fébrile défensivement mais «galactique» par à-coups. C'est finalement dans les arrêts de jeu (91e) que Zidane a dit adieu, chaleureusement raccompagné jusqu'au banc de touche. Au coup de sifflet final, il est venu saluer ses supporters du milieu de terrain sous de dignes et chaleureux applaudissements, ni plus ni moins, à son image... mais avec la larme à l'oeil. Ce point du match nul arraché sur la fin offre tout de même une petite sécurité au Real qui se déplacera au FC Séville dans quinze jours tandis que Valence se rendra à Osasuna, qui a perdu tout espoir dans la course à trois, après sa défaite à Santander (1-2).

Ecrit par fujimi-no-seiya, à 14:48 dans la rubrique "Foot".



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